Quand la liane montre le porc, les imbéciles regardent le piment

Tellement choqué par cette histoire de double viol sur des gamines.
Je me souviens de la violence de ma mère envers ces « petits oncles » ou « petits beaux » qui venaient en ville annoncer le deuil et qui ne rentraient plus. Ces petits oisifs que certains parents peu regardants laissaient souvent faute de place, dormir dans la même chambre que leurs gamines…
Je me souviens de ses colères envers ces « amis de la famille » qui osaient des attitudes déplacées en face des cousines pré pubères qui promenaient leurs derrières indisciplinés dans le salon parental. Ses cris d’orfraie quand des voisins cachés derrière des sourires dont la gentillesse cachait mal la lubricité, appelaient les petites filles du quartier « ma femme » avant de leur tendre un bonbon que leur génitrice hilare les encourageaient à prendre: « elle a trop honte ma fille-ci! »
Que de drames subis, étouffés parce que proches, niés car embarassants.
Tellement d’histoire d’abus, de prédateurs sexuels, chuchotées dans les couloirs de mon enfance.. Seul l’écho du silence des victimes leur répond jusqu’à ce jour.
Faut croire que #Metoo c’est les autres…
En même temps l’une des rares lianes qui a osé balancer son porc dans ce pays a été lavée correctement. La go montrait le porc, tout le monde a regardé le piment. La bête était trop grosse ou son saucisson alimentait trop de gens?
Allez savoir.
La peine de mort que certains préconisent ne sauvera pas toutes ces victimes et celles à venir. Le silence tue et brise encore plus. Pour manger le porc il faut déjà avoir le courage de le saigner.
Peace!

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