Une histoire d’attouchements…

LevisMa mère me dit tous les jours « toi avec tes habits un genre un genre là hein? ». En fait elle parle de mes jeans qui sont très souvent serrés. En fait, ce ne sont pas mes jeans qui sont serrés, c’est moi qui ai grossi, j’ai passé la trentaine hein? je vieillis, je m’empâte.
Dernièrement, j’ai mis un de ces jeans. ma sœur dit que quand je le mets mes fesses ressemblent à celles d’une pute de miniferme qui racole les clients « venez me tromper venez me tromper, je ne vends pas, je liquide ». Bref, no comment.
Ce jour là, je vais au distributeur de billets retirer des sous. Malchance! c’est la fin du mois. Même devant le distrib il ya un rang magnaka! Yaoundé des fonctionnaires hein? Je poireaute, je sue. Et puis je sens piong! Quelqu’un vient de me toucher les fesses.
Euye!
Je me retourne. Les camerounais quand tu leur dit faites un rang, ils le font, mais à côté il ya toujours un autre faux rang créé par les gens qui croient qu’ils sont les plus pressés des camerounais. Du coup, il ya deux personnes derrière moi: un gars un genre un genre qui me regarde un genre et une go fessue, poilue, bellue quoi! Enfin, une bombe.
Donc, Je me retourne, Je prie. « Seigneur je ne te demande jamais rien, mais le tour-ci fais en sorte que ce soit la go là qui ait touché mes fesses ». Rapproche moi de cette liane magnifique.
Je patiente, j’espère, je sens encore piong! On vient encore de me toucher les fesses.
Je me retourne, je croise le regard de la fille canon, elle le détourne. Je croise celui du gars un genre, il me sourit.
Euye!
Je me mets à transpirer. Massa! je suis tolérant. même si tes goûts sexuels ce sont les hérissons, moi je m’en fiche. Mais ce sont mes fesses!!! Je soupèse mentalement ses muscles. Mof! un freluquet comme ça ne peut pas me battre. je vais l’avoir. Il touche les fesses de qui? Il me connaît même? Florian Ngimbis deuxième du nom? Un fier Babimbi? hein? on est où là?
Piong! encore un attouchement.
Je me retourne au ralenti genre Bruce Lee dans la fureur du dragon, j’imagine déjà le big boss qui va étaler le mec.
Exactement dans mon geste pour me retourner le vigile devant le distrib m’interpelle. « Ho! mon ami (on ne se connaît pourtant pas hein?) tu dors? c’est ton tour, faut avancer ».
Je me tourne vers le mbom un genre, je lui parle avec les yeux: « tu as de la chance tara. le dragon ne te te brûlera pas aujourd’hui ». Puis avec une démarche de chef bandit de film chinois j’entre dans le cagibi où se trouve le distrib. C’est en voulant sortir ma carte que je me suis souvenu qu’elle était dans mon portefeuille et que ledit portefeuille était dans la poche arrière gauche de mon jeans, la poche sur la fesse qu’on me touchait. J’ai seulement crié womoooooo! envolés mes 10 000F que je garde toujours en prévision d’un accident pour que les médecins ne me laissent pas mourir aux urgences, parce que je n’ai pas l’argent d’une perfusion. Même l’argent de taxi il ne m’avaient pas laissé!
Bien entendu, ils n’étaient plus là le couple diabolique, les Bonnie & Clyde tropicaux. Je me suis arrêté devant le vigile ébahi et je me suis mis à rire de façon hystérique.
Une mère a dit dans la foule: ça n’avertit pas hein? Un nouveau jeune fou.
Quelqu’un a conclu: le dehors est mauvais.
Bref, je me suis fait toucher, dans tous les sens du terme.
Peace!

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