Cameroun: mort au nom de l’amour, méchoui au nom de la justice

Laisser un commentaire

Commenter en tant qu'invité.

  1. Ma soeur et moi avions malheureusement assisté à une scène identique ou le pauvre supposé voleur avait fini brûlé entouré de pneus nous avions 8 et 10ans et je n’oublierai jamais cette impuissance devant cette situation horrible

    1. Je crois qu’effectivement, tout autant que la barbarie d’une telle scène, le sentiment d’impuissance qui s’abat sur le spectateur est tout aussi lourd. Malheureusement il est souvent dangereux de se poser en défenseur du supplicié. Dans ces moments là la raison fout le camp et certains « courageux » ayant osé s’interposer ont souvent manqué de se faire lyncher eux aussi.

  2. « La banalisation de la vie accouche toujours de drames sociétaux. » J’ai perdu un ami ainsi, trop cruel l’homme. J’espère que le plus grand nombre prendra conscience avec tes écris!
    Merci Florisn.

  3. Comme beaucoup de camerounais , j’ai malheureusement assisté a des scènes de lapidation , puisqu’il s’agit de ca. c’est traumatisant
    et ce sentiment d’impuissance face a la foule excité à l’idée de tuer quelqu’un, de voire bruller quelqu’un…je comprendrai jamais comme on peut se rejouir d’une telle chose

  4. Le papa d’une amie d’enfance avait un matin scié la main d’un « voleur « , un monsieur pourtant d’un naturel passif. Le voleur en question avait volé quoi? : des babouches de sortie d’une voisine et qui ne coutaient que 5ooo FCFA.

  5. Nous sommes malheureusement devenus tous dès zombies à apparence humaine car je ne peux pas comprendre que ces scènes horribles auxquels assistent souvent des enfants n’interpellent personne. J’aimerais bien que les anthropologues de chez nous nous expliquent les causes de cette déshumanisation de nos frères

  6. Narration lyrique d’une drame humain et d’une tragédie sociétale. La beauté du texte renforce l’horreur d’une réalité quasi quotidienne sombre et banalisée de nos villes. Mais on peut s’interroger : De quoi cette violence aveugle de la foule anonyme contre des personnes esseulées, et donc faibles,est-elle le stigmate ?

  7. Belle plume ! Même en dépeignant les atrocités et les horreurs, on est séduit par la dextérité symphonique du « conteur ». On serait presque tenté d’éprouver de la joie à lire n’eussent été les scènes décrites.

  8. Belle écriture, d’un phénomène Pour le moins cruel, insensé.
    Ça me rappelle l’oeuvre de Victor Hugo,  »Le Dernier jour d’un condamné »

    Vivement que les gens soient conscientisés.
    Peace
    Merci Florian
    RePeace ?✌

  9. Belle plume vraiment!à force d’en parler les gens vont finir par prendre conscience de la position de meurtriers que ceux qui se décident subitement Justiciers prennent en massacrant inhumainement leurs prochains!
    Il faut plus de textes comme celui-ci et si tu pouvais le traduire en Anglais ca ferait du bien à nos freres ghanéens éprouvés par l’assassinat du jeune Maxwell Mahama.

    Two thumbs up to your article

  10. j’ai tellement, petite, assisté à des lynchages que je ne ressens plus rien. Des fois en passant, je vois un linceul blanc recouvrant un cadavre sur le bord de la route. Un bout de corps calciné déborde. Des gens crachent, horrifiés. Mais moi, je dis « ah » et je continue ma route comme si je n’avais rien vu. Et un passant de me demander si ça ne me dit rien de voir un cadavre, qui plus est brûlé. Et moi de lui répondre : « grand frère, je suis née et j’ai grandi à Bilonguè à Douala. Tous les jours, on découvrait 2 cadavres dans le secteur, de gars lapidés dans la nuit. Je ne ressens plus rien et ça me désole. »

    Je déteste vraiment ce que ces « lapideurs » ont fait de moi. Cependant, ton texte m’a stoppée pour m’obliger à laisser ce commentaire; preuve que je ne suis devenue inhumaine.

    Merci Florian!

Lire le suivant

Sliding Sidebar