Je suis camerounais, je serai dictateur

Avenue Kennedy, Yaoundé

Avenue Kennedy, Yaoundé

Il y a assurément un travail à faire sur l’ensemble du peuple camerounais. A deux rues de chez moi, il y a un vendeur de canne à sucre pelée et découpée. Un truc horriblement bon. Hier soir je lui ai avoué qu’il ne rendait pas service à la communauté. Pourquoi?
Ce garçon au demeurant gentil arrive tous les matins vers huit heures. Il trouve une rue propre et nickel. Ce fils du Renouveau installe son comptoir et se met à peler la canne à sucre. Sauf que, les épluchures se faisant de plus en plus nombreuses, il finit par les jeter par terre dans un périmètre autour de lui. Il en est ainsi toute la journée. Le soir, vers dix huit heures, il balaie soigneusement le secteur et met les pelures dans un bac à ordures.
Donc, la rue n’est propre qu’entre dix huit heures et huit heures. Dès qu’il arrive, le manège recommence.
Hélas, il n’est pas seul. Les vendeuses d’orange du carrefour font pareil, les vendeuses d’arachide grillée en bouteille, pareil, toute la journée, la rue est sale, mais c’est une saleté acceptable au nom du: « On ramasse avant de partir non? ».
Malchance!
C’est pareil en ville, l’Avenue Kennedy et le marché central sont propres entre dix neuf heures et dix heures du matin. Chaque soir, Les équipes de Hysacam trouvent sur place des monceaux de déchets que chacun a poussé dans un coin avant de partir. Du coup nous autres habitués de la Baleine sommes parmi les rares privilégiés à bénéficier d’une rue propre, sans pollution sonore et vidée des vendeurs qui ont arraché le trottoir aux piétons.
On doit réclamer ou produire ce qui manque. On doit arracher ou construire par nous-mêmes.
La « débrouillardise » ne justifie pas l’insalubrité. L’absence de poubelle ne justifie pas qu’on jette les ordures par terre. L’absence de régie de transport en commun ne justifie pas qu’on stoppe le taxi au milieu de la rue. la certitude de ramasser les ordures ne justifie pas qu’on les produise.
Moi Président, j’instaurerai un état d’urgence civique. J’enverrai le BIR diriger la circulation dans Yaoundé, j’enverrai le BTAP dégager les trottoirs de l’Avenue Kennedy, J’enverrai le GPIGN faire éclater les enceintes de tous les libraires qui nous cassent les oreilles pour vendre deux cahiers. Des commandos d’élite obligeront les bayam sellam à vendre dans les marchés et non devant, des fusiliers couperont tous les câbles pendouillants des cablo opérateurs dans les rues.
Je mettrai cette ville à feu et à sang. Je tuerai cet esprit d’anarchie et quitte à admettre que Yaoundé est un poulailler, ce sera au moins un poulailler propre et ordonné.

La pauvreté ne justifie pas la sorcellerie.

Peace, but before there should be war.

4 Commentaires

  1. Armand N.

    Mon voisin…

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  2. Jodi

    Stay inomfrative, San Diego, yeah boy!

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  3. http://www./

    Là ou la politique met le nez,c’est la déstruction,qui est-ce qui a crée les talibans et Ben Laden pour stopper les russes,c’est bien les Américains ( CIA) qui a financé,armé,informé,entrainé , cette vermine destructive avec la complicité des Pakistanais, c’est toujours les américains. Maintenant ils viennent nous inculquer leur fausse démocratie.Ridicule.C’était un trés beau pays , paisible avec ses traditions enracinées et ancéstrales..

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  4. zins kredit baudarlehen günstig

    Et respondré ‘a la gallega’… Creus realment que, en proporció sobre el total de la població, les colles catalanes i esbarts dansaires són representatives de l’activitat d’oci dels catalans? Jo crec que no, al menys, entre el jovent.

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